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 Chaud Cacao !

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MessageSujet: Chaud Cacao ! Mar 23 Fév - 17:58

L'italie...Pas de doute, c'était un mignon petit patelin, non ? En fait, Adonis n'avait jamais réellement prêté attention à ce qui pouvait faire la beauté de cet endroit, vu qu'il n'y était venu qu'après sa "transformation", tout ce qui, pour certains, resplendissait, lui semblait à ses yeux dénué d'intérêt et morne. Il ne voyait pas pourquoi certains touristes s'extasiait, lui marchait là, pas réellement aussi prudent que d'habitude, des effluves de folies planaient dans la ville...Il faut dire que maintenant que son collier avait rompu, il s'était rendu compte que peu de choses comptaient, sauf bien sûr, une seule et unique personne. Il poussa un soupir et les gens autour de lui s'écartèrent encore plus, préférant changer de trottoir plutôt que de rester sur celui de ce fou qui dégageait quelque chose d'effrayant...D'effrayant, certes, ça vous glaçait le sang, juste à le voir mais...C'était également, tellement, tellement enivrant ! Certains cherchaient à revenir, mais quand ils arrivaient suffisamment près, ils s'enfuyaient, soudain pris de peur. Il cherchait quelqu'un de bien précis, quelqu'un qui s'était fait remarquer récemment dans la ville, il avait narré ses exploits sans se retenir au bar du coin et visiblement, les bonnes gens de la ville espéraient qu'ils pourraient purger un peu le coin, car deux trois prés-démons rodaient...Une bande d'imbéciles, ils n'avaient jamais compris qu'un kishin lui aussi était aux alentours, même en sentant sa folie, ils ne comprenaient pas, ils avaient été confrontés une fois à ce phénomène -en tout cas, pour les plus âgés d'entre eux- et n'en avaient qu'un vague souvenir, résultat, il n'associait aucunement Adonis à Asura, bien que la similitude de leurs auras puissent en alerter plus d'un.

Il s'avançait doucement, sans se presser, la rupture de son pendentif avait quelque peu altéré son esprit et il ne pouvait pas encore résonner comme avant, il était perturbé par sa propre folie et ne pouvait pas réellement penser à être prudent. Le meurtre qu'il allait commettre serait fait sans aucune distinction de discrétion, de toute façon, Shinigami avait déjà dû comprendre la situation pour une raison bien simple : Sa longueur d'onde s'était répandue dans le monde entier, comme celle du grand dévoreur originel, du moins le pensait-il, pourquoi en serait-il autrement après tout ? Il n'était pas inférieur à son prédécesseur, et, à sa connaissance, il était le premier après celui qui s'était fait dépecer par le Dieu de la mort. Il comptait bien le mettre à mal lui aussi, quand il sera suffisamment puissant, et qu'il aura mit son plan à exécution, voilà la date de la mort que quelques personnes du milieu nommaient "la grande faucheuse masquée". Enfin, pour l'instant, il allait se faire la main sur un petit con qui croyait pouvoir chasser de braves gens, ayant pour seul but de devenir quelque chose de serviable, de puissant, et qui pourrait être utile pour la suite, des choses -parfois des gens- pouvant être utile au futur plan du borgne. Il finit par arriver devant la porte à doubles-battants, dans l'ancien style, du bar. Il la poussa doucement, du plat de la main, lorsqu'il pénétra dans le local, tout bruit s'estompa. Comme dans le genre de vieux western qu'on peut parfois voir à la télé, ou que vos ancêtres ont vus au cinéma, l'endroit ne fut plus que silence.

Le barman cessa de discuter avec la prostituée assise au bar, les joueurs de cartes cessèrent de se disputer la victoire, le pianiste cessa de jouer son morceaux de l'ancienne époque, les quelques buveurs cessèrent le peu de ce qu'ils faisaient, vraiment, c'était un bar à la "old school". Une voix retentit dans tout ce silence, légèrement effrayée, bien que ne voulant pas le faire paraitre, le barman voulait tout de même montrer qu'ici, c'était chez lui, et que c'était pas un péquenot (peu importait le manche d'arme qui scintillait de dessous son manteau, ni même cet habillage sombre, capuchon rabattu en arrière, manteau déposé au dessus d'une chemise noire et d'un pantalon en jean de la même couleur) qui allait lui faire peur.

-Qui qu't'es toi ? T'as vu l'ambiance qu't'as j'té sur mon bar ?

Lui aussi, tout comme sa bicoque, avait une façon de s'exprimer d'un autre siècle. Le kishin s'approcha doucement de lui, sans mot dire, il déposa sa main sur le comptoir et commanda à boire, n'importe quoi, du moment que ça pouvait glisser dans la gorge et que c'était frais. Le barman demanda doucement si môsieur avait d'quoi payer, et celui-ci répondit, en pointant un autre homme présent dans le bar, dans le fond, du doigt, que c'était sa tournée. Frappé de stupeur, ce dernier protagoniste se leva de sa chaise, sortant de son semi-coma causé par l'alcool, une bouteille à la main, il s'approcha de celui qui venait de dire des idioties sur son compte, prêt à en découdre.

-T'as dis quoi là ? Hein ? T'as dis quoi l'étranger ?

Sa démarche était maladroite, et à chaque pas, il aurait pu aller s'écraser contre le sol dégoulinant de bière et de pisse. Une fois à portée, il tenta de donner un coup au niveau du front du kishin avec sa bouteille, mais avant qu'il ne l'atteigne, il sentit une sorte de chaleur sourde lui prendre l'avant bras, avant d'irradier tout son corps. Cette chaleur, c'était de la douleur, et il ne tarda pas à pousser un horrible hurlement de souffrance. Il avait totalement dégrisé, et maintenant, sa bouteille -vide- était de toute façon trop loin de son corps pour lui servir encore, elle était d'ailleurs accompagné du bras de ce brave type, qui venait de servir d'exemple. La scène s'était passée à une vitesse monstrueuse, personne n'avait vu la lame sortir de son fourreau, et encore moins retourner dans son sanctuaire, bête tapie dans l'ombre, n'attendant qu'une chose : Que quelqu'un s'approche pour pouvoir lui dévorer les chairs d'un éclair argenté. L'alcoolique était au sol, le sang tombait à torrent à l'endroit où il était agenouillé, niveau discrétion, c'était foutu...Tant pis. Le pauvre homme, qui ce jour là, aurait mieux fait de reste chez lui, se prit un coup de pied en pleine mâchoire, et un bruit de craquement ou de cassure énorme éclata. Il était désormais affalé au sol, quelques centimètres devant la porte à doubles-battants, son cou présentait un drôle d'angle avec le reste de son corps, un remeak sinistre de l'exorciste, sans effets spéciaux et en direct...Sauf que là, il ne parlait plus, il était juste là, mort, tué par un vrai démon, qui s'en prendrait surement aux autres, si ils ne se montraient pas coopératifs.

Il n'y avait plus du tout de silence dans la salle, juste une chose, le bruit de dents qui s'entrechoquent, même les grands balourds restaient silencieux, Thierry -celui qui venait de se faire refroidir- n'était pas une brute, mais il était bien battit, et surtout, très résistant en temps normal. Les genoux se percutaient, les mains tremblaient, la nervosité semblait s'amuser à taquiner tout le monde. Avec elle, sa compère la peur s'en donnait également à cœur joie. Le meurtrier restait là, installé au bar, et d'un mouvement de la main, demanda une nouvelle, et sans doute dernière fois, un verre. Tout tremblotant, le barman servit le client en réussissant par miracle à ne rien renverser, il craignait trop la réaction que pourrait avoir son "hôte" si jamais cela venait à se produire, et encore pire -oh Seigneur Dieu ! Ayez pitié de notre âme !- si il venait à tâcher son manteau avec sa liqueur. Il avait sorti ce qu'il avait de meilleur en réserve, à savoir, pas grand chose. Une bière de grand cru, dont la marque n'était pas visible, visiblement, faite en Italie, mais impossible d'en savoir davantage. La salle était chargé d'angoisse, le silence qu'imposait Adonis tenait tout le monde sur le qui vive et, pendant qu'il buvait, chacun n'avait qu'une idée en tête : se casser de ce bourbier, duquel ils ne pensaient jamais ressortir. Il se décida tout de même à parler, rompant ainsi la glace, qui tenait d'ailleurs plus du béton armé qu'autre chose, le ton calme, posé, s'essuyant un peu de sa boisson des lèvres, à l'aide de sa langue.

-Alors...

Il avait articulé cela en se lapant doucement les babines, distraitement, comme si il pensait à autre chose.

-Alors, répéta-t-il, vous devez savoir pourquoi je suis là.

Il laissa planer un petit silence, le temps que la demande fasse son petit bout de chemin, avant de reprendre d'un ton sec, envoyant valser son verre encore plein dans la tête d'un motard tatoué...En ce moment, le kishin était en proie à de violentes sautes d'humeur.

-Cacao ! Ce crétin et son surnom débile ! Dites moi où il est, maintenant, et je vous laisserais peut-être en vie, réfléchissez-y, et vite !
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MessageSujet: Re: Chaud Cacao ! Mar 23 Fév - 18:04

-La...La caverne des oubliés...C'est là bas qu'il chasse, comme qu'y dit. Si fait m'sieur, vous pourrez l'trouver là bas, l'père Cacao.

C'était le barman qui parlait, décidément, il pouvait se rendre utile, ce brave vieillard, quand il voulait. Le sondant d'un air froid, il finit par afficher sur son visage un air de profonde sympathie, qu'il venait de prendre comme ça, sans y prêter attention...il fallait qu'il contrôle ses émotions, non mais vraiment...C'était un peu gênant.

-Très bien, et où c'est "ça" ?

Le barman s'empressa de répondre que c'était dans l'est, et qu'on pouvait parvenir rapidement, en à peine dix minutes de marche lente, que c'était un endroit facile d'accès, et qu'il pouvait dire quand ce saligaud était partit et que...

-Tu parles trop.

Ainsi coupé dans son élan, le gérant se prit un coup en pleine tête, sa face s'écrasant sous le coup, il se retrouva projeté contre le mur où tenaient tout le nécessaire de cuisine, nécessaire qui explosa dans un grand bruit de verre cassé, il s'éclata au sol, pas une seule sommation, et pourtant, il venait de rendre l'âme, ça avait été rapide...Encore heureux pour lui. Se levant tranquillement, le borgne prit la porte, faisant claquer ses bottes contre le plancher, le silence était redevenu celui d'avant, mais reflétait cette fois ci une crainte redoublée, crainte qui ne descendit d'un cran -et pas plus- que quand l'auteur de ces deux meurtres fut sorti. Les habitués du bar se fixaient tous d'un air incrédule, le pauvre homme était mort, et l'autre aussi, eux avaient eu de la chance de ne pas y passer dans le même temps, mais putain...Qui les fournirait de ce délicieux breuvage pour qu'ils puissent finir leurs soirées fin saouls, tous autant qu'ils étaient ? Cette question, après le départ du kishin, était la seule qui trottait dans leurs esprits malades, si le meurtrier avait eu vent de cet état des faits, il aurait tout passé à tabac...Mais il ne pouvait pas lire dans les pensées d'autrui, bien heureusement. Surtout dans ce genre de jour là, où il était d'humeur particulièrement massacrante. Ses pas se mirent en tête de le conduire vers l'est, vers la grotte des oubliés, non non...La caverne, c'était comme ça qu'il avait dit.

Il dépassait bientôt les murs de la ville, avançant rapidement, ses pieds semblaient flotter au dessus du sol, son pas était léger, comme celui de quelqu'un qui va acheter du réglisse au coin de la rue. Adonis s'approchait assez vite de son objectif, et déjà, dès que celui ci se trouva en vue, il porta la main à son arme, il sentait une présence aux alentours, et en général il ne se trompait pas quand il avait ce genre de sensation. Quelque chose fondit sur lui, et cette chose se retrouva avec le torse éloigné des jambes comme c'était impossible en temps normal. Le sang n'avait même pas eu le temps de souiller la lame de l'épée du jeune homme, tant il l'avait rengainé vite après avoir tranché. Il avait effectué un pas de côté et avait saisi le tout nouveau cadavre par le col de sa chemise, l'envoyant valdinguer sur son camarade (ou ce qui devait l'être) en faisant volte face. Immédiatement après, une lame membraneuse de couleur rouge vint trancher les deux corps en deux. Pendant un instant, ils semblèrent en train de s'entrelacer, puis, ils s'évanouirent avec violence au sol, dans une gerbe de sang rouge comme la mort, celle qui venait de les cueillir. Malgré ce rapide affrontement, il n'avait pas le temps de se reposer. Ils étaient une bonne douzaine là, et il fallait faire vite, non mais oh, que croyaient-ils ? Qu'ils allaient vaincre ? Idiot, totalement idiot. Il les distinguait tous, il pouvait percevoir leurs âmes, la bande d'idiots. Il exécuta une sorte de pirouette au sol, tournant sur lui même, et se releva soudainement, dressant le pied pour cueillir en pleine mâchoire un type qui l'attaquait. Avant qu'il ne touche le sol, il lui envoya un coup de poing en plein abdomen, tout en se redressant, lui faisant cracher un long filet de sang, qui atterrit sur le visage du démon. Après cet impact, il fut projeté plus loin pour percuter un autre comparse en pleine tête, les deux sombrèrent vers le sol et d'un bond, celui qui venait de les frapper les trancha en deux, rengainant son arme dans un geste qui serait flou pour quiconque n'avait pas un œil acéré. Il planta ensuite son arme dans le sol, d'où un petit fontaine de sang se mit à jaillir, ils n'étaient plus que neuf, se terrer sous le sol était inutile.

Les survivants se jetèrent sur lui -non pas tous, il en restait bien trois de terrés- comme un seul homme. Il poussa un sourire las, et repoussa une mèche qui lui gênait la vue, autour, les adversaires ressentait surement un intense picotement, du fait de l'air qui se "solidifiait". Vivement, Adonis guida sa main chargée d'énergie vers le sol, frappant d'un grand coup sec, faisant voleter de gros et lourds débris aux alentours, qui heurtèrent au passage la grande majorité des assaillants présents. Il profita de la confusion pour achever les autres, avant de servir de son sec pistols pour tuer ceux au sol. Les trois derniers sortirent de leur cachette, et à ce moment là, quelqu'un d'autre se dressa dans le coin mort du démon, quelqu'un qui levait les mains...En se tournant, il l'aperçut, cet homme était sa cible : Cacao...L'avantage avec ce genre de types, c'est qu'ils se prenaient pour des types bien, ils chassaient des démons, tout de suite, ils devenaient à leurs propres yeux, et surement à ceux du monde, des héros. Étrange non ? Mais bon, pour en revenir à cette question d'avantage, le point positif de ce côté de "je suis le successeur de Clark Kent" était que ces types se foutaient de leur survie tant qu'ils pouvaient sauver leurs potes..Mignon non ?

Cacao (quel nom à la con) se tenait là, fier comme le sombre con qu'il était de sauver ses amis, les mains levées. Il ne s'avançait pas, et à sa ceinture tenaient un couteau dans sa gaine, une sorte de fronde et un revolver étrange. Lui même était habillé comme un rancher, et dans ce territoire désertique, ça lui allait plutôt bien.

-Laisse les tranquilles ! Laisse les partir et je ne t'attaquerais même pas.

Adonis haussa un sourcil, jetant un coup d'œil aux trois qui restaient, sans compter celui qui venait de parler. Il dégaina son épée et s'approcha de celui qui était le plus près, une fois à proximité, il lui transperça le cœur d'un geste assez lent. L'autre n'avait pas osé bouger, tant il avait peur de cette abomination borgne. Plus que deux, plus la proie. Celle-ci semblait outrée, et rapidement, elle se rua sur son prédateur, tirant son couteau de son étui, de l'autre main, elle faisait déjà claquer sa fronde armée pour la circonstance. Le projectile n'atteint jamais sa cible, elle lui fit siffler les oreilles, mais éclata à la place la tête du téméraire jeune homme derrière qui voulait s'approcher discrètement. Plus qu'un, plus la proie. Visiblement, il tirait avec des espèces de grosses billes d'acier de la taille d'un poing. L'espèce de fou ! Comment espérait-il toucher un kishin avec un projectile aussi lent ? Peu importait, il se ruait déjà sur lui, couteau tiré, la rage dans les yeux, et au lieu de trancher celui qu'il voulait, il se retrouva projeté loin en arrière. Adonis avait fait une roulade et s'était servi de ses pieds pour l'envoyer valser. Avant même qu'il ne morde la poussière, son ami était mort, une épée dans la gorge. Son arme avait été subtilisée par le démon, et il l'avait lancée avec la rapidité d'un coup de tonnerre et la précision d'un tireur émérite. Plus que la proie.

Cacao semblait chamboulé, simple de savoir pourquoi, il venait de perdre ses amis, alors qu'il avait essayé de les sauver. Adonis prit la parole, le ton froid et cassant.

-Tu vois, ce n'était pas la peine d'accepter ta requête...Vous étiez faibles, tous les quatre, eux sont morts, et toi, tu n'es toujours d'aucun secours...Pour personne. Tu vas mourir, sans rien avoir pu faire contre moi.

La cible voyait rouge, elle dégaina son revolver et le pointa sur le kishin. Il hurla quelque chose d'incompréhensible et pressa la détente. Des balles, le borgne en avait vu des tas, s'en était pris des tas, et ça ne faisait pas grand mal...Aussi, il n'esquissa pas un geste cette fois-ci. Il se laissait aller, car se fut une erreur, en temps normal, il l'aurait su. La balle ne le toucha -fort heureusement- pas vraiment, elle ne fit que lui effleurer la tempe, et au passage, sectionna son bandeau qui alla s'affaler contre le sol. Il porta la main ou la balle avait fait une entaille, en la ramenant à ses yeux, il vit du sang lui couvrir les doigts. Ce type avait tiré une balle chargée de longueur d'onde...Heureusement, la puissance du tir l'avait fait dévier, ça ne l'aurait peut-être pas tué si ça l'avait atteint, même en pleine tête, mais ça aurait put être bien douloureux...Il tenait son épée bien droite devant lui désormais, il ne se laisserait plus avoir. Une longue membrane rougeâtre vint se poser sur la lame, il fallait au moins ça pour contrer une balle de longueur d'onde. Tirant désormais en rafales, Cacao avait perdu son effet de surprise, et par la même, sa seule et unique chance de gagner l'affrontement. Adonis contrait avec Amaya, avançant pas à pas, puis, après quelques mètres, il se mit à courir, déviant toujours ce qui lui arrivait dessus. Quand il fut à distance pour frapper, Cacao rengaina son arme, et esquiva le coup portée par l'épée, en sautant sur le côté...Choix judicieux, sinon, il se serait prit une grosse lame de longueur d'onde.

Un lourd silence était tombé, et plus aucun des deux ne bougeait. Doucement, Adonis rangea son arme, avant de pousser un soupir las. Il s'approcha doucement, et laissa voguer son poing à l'encontre de l'arête de nez du jeune homme en face de lui une fois qu'il fut suffisamment près. Vivement. Celui ci, bien campé sur ses jambes, ne fut pas envoyé au loin, mais l'os se brisa net et du sang éclata d'un coup, il était bien sonné, et ses yeux avaient virés au blanc. Il se prit un nouveau coup, de pied cette fois, exactement au même endroit, et cette fois-ci, trop crevé pour réussir à résister, il fit un petit vol en arrière, avant de s'étaler au sol. De loin, on aurait pu croire qu'il dormait. Et c'était ce qu'il n'allait pas tarder à faire, pour toujours. Il se releva doucement, se positionnant sur ses coudes, des larmes roulaient le long de ses joues, il savait très bien ce qui l'attendait, il avait épuisé toutes ses chances. Il n'abandonnait cependant pas, rapprochant sa main de sa botte, il saisit un petit couteau de lancer qu'il fit bondir en direction d'Adonis. Celui-ci l'attrapa à pleine main avant de serrer un peu pour en broyer la lame.Affichant un air profondément désolé, il s'approcha, sans se presser.

-Il te manque la rage de tout à l'heure, tes attaques n'ont plus la même assurance.

Cacao prenait peur, et ça se voyait, il tentait de reculer, encore incapable de se relever. Adonis s'approchait encore, et lui découpa une jambe, en deux morceaux bien distincts, coupant un peu au dessus du genoux. Un cri retentit dans le désert qui se trouvait à l'est de cette ville dont Adonis avait oublié le nom. Un cri de sa proie. Et il se rapprochait, se rapprochait. Il coupa sa deuxième jambe, il ne lui restait maintenant que deux moignons sanguinolents. Et toujours ce cri. Un coup de pied éclata dans son entre-jambe et le cri cessa, laissant place à un gémissement de douleur étouffé. Se penchant légèrement sur lui, Amaya alla se planter dans sa chair, transperçant son cœur, plus de cri, ni de gémissement. Le kishin s'éloigna, après lui avoir soutiré sa bourse, de loin, effectivement, il avait bien l'air de dormir...Ah ! Son âme scintillait désormais...Il était mort, et tant mieux pour celui qui se nourrirait de lui.
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